Quels sont les chiffres (secteur privé) ?
- Les femmes gagnent 27% de moins que les hommes, tous contrats et données confondus.
- A durée de travail comparable (temps complet), les femmes gagnent 19% de moins que les hommes.
- A travail égal (durée, compétences, expérience, secteur activité), cet écart demeurerait à environ -10%.
Pour la petite histoire, si vous prenez le référentiel comme étant le salaire des femmes, et non plus celui des hommes, ces derniers gagnent alors 37% de plus tous contrats et données confondus (mathématique mais très révélateur)...
Voici un exemple de communication décalée et percutante initiée par le FGTB (syndicat belge) pour la journée de l'Egalité salariale en 2008 :
Quels sont les freins qui expliquent ces écarts ?
Encore quelques chiffres pour illustrer tout cela :
De l'influence des préjugés...
"Les femmes ont plus d’interruptions de carrière que les hommes et plus d’absences (maternité, parentalité)", "Les hommes sont plus compétents que les femmes, notamment dans la direction des hommes", "Les femmes souhaitent consacrer plus de temps à leur vie familiale", "Les hommes suivent de plus longues études que les femmes et sont donc plus qualifiés pour les postes à responsabilités", etc... : des préjugés tous aussi répandus que FAUX sur bien des points.
Il est reconnu que les jeunes femmes obtiennent un meilleur niveau de diplôme que les jeunes hommes (étude INSEE). Par ailleurs, le cabinet McKinsey & Company, en partenariat avec le Women’s Forum for the Economy & Society, distingue 9 comportements de managers dont 5 sont plus pratiqués par les femmes, présentant ainsi le leadership féminin comme moteur de la performance (à consulter Women Matter 2).
En outre, une femme n'est pas synonyme de mère et ne doit donc pas être cloisonnée à cet unique devenir. Une absence pour congé maternité se résume en général à 16 semaines, soit 4 mois : pourquoi ne craint-on pas alors que le père prenne un congé parental partiel ou complet de 6 mois, 1 an voire plus ??? C'est justement en maintenant des écarts de rémunération que les femmes sont trop souvent contraintes à sacrifier leur emploi plutôt que leur partenaire...
Sans égalité salariale et sans réelle mise en œuvre de nouvelles organisations, certains comportements vis à vis des femmes, de la parentalité réelle ou supposée, auront encore de belles années devant eux : l'engagement doit donc être tenu !
Données INSEE - DADS 2006 / Travaux du Mage – CNRS - Revue Travail, femmes et sociétés - Margaret MARUANI.
Voici un exemple de communication décalée et percutante initiée par le FGTB (syndicat belge) pour la journée de l'Egalité salariale en 2008 :
Quels sont les freins qui expliquent ces écarts ?
Encore quelques chiffres pour illustrer tout cela :
- Les femmes occupent 8% des postes en comités exécutifs de grandes entreprises.
- Environ 95% des hommes (pop. active) occupent un poste à temps complet, contre 70% des femmes.
- Les femmes occupent plus de 80% des postes à temps partiel.
- Les femmes perçoivent moins de primes (nuit, heures sup.) et "bénéficiaient" de 0% d’augmentation individuelle pendant un congé de maternité avant la loi de 2006.
De l'influence des préjugés...
"Les femmes ont plus d’interruptions de carrière que les hommes et plus d’absences (maternité, parentalité)", "Les hommes sont plus compétents que les femmes, notamment dans la direction des hommes", "Les femmes souhaitent consacrer plus de temps à leur vie familiale", "Les hommes suivent de plus longues études que les femmes et sont donc plus qualifiés pour les postes à responsabilités", etc... : des préjugés tous aussi répandus que FAUX sur bien des points.
Il est reconnu que les jeunes femmes obtiennent un meilleur niveau de diplôme que les jeunes hommes (étude INSEE). Par ailleurs, le cabinet McKinsey & Company, en partenariat avec le Women’s Forum for the Economy & Society, distingue 9 comportements de managers dont 5 sont plus pratiqués par les femmes, présentant ainsi le leadership féminin comme moteur de la performance (à consulter Women Matter 2).
En outre, une femme n'est pas synonyme de mère et ne doit donc pas être cloisonnée à cet unique devenir. Une absence pour congé maternité se résume en général à 16 semaines, soit 4 mois : pourquoi ne craint-on pas alors que le père prenne un congé parental partiel ou complet de 6 mois, 1 an voire plus ??? C'est justement en maintenant des écarts de rémunération que les femmes sont trop souvent contraintes à sacrifier leur emploi plutôt que leur partenaire...
Sans égalité salariale et sans réelle mise en œuvre de nouvelles organisations, certains comportements vis à vis des femmes, de la parentalité réelle ou supposée, auront encore de belles années devant eux : l'engagement doit donc être tenu !
Données INSEE - DADS 2006 / Travaux du Mage – CNRS - Revue Travail, femmes et sociétés - Margaret MARUANI.



